Les principales mesures prises pour promouvoir l'accession du Botswana à l'AEWA
L’atelier a réuni 25 participants représentant diverses institutions, parmi lesquelles les ministères de la Faune et des Parcs nationaux, des Affaires environnementales, de la Gestion des déchets et du Contrôle de la pollution, de la Production agricole et de l’Eau, le Laboratoire vétérinaire national du Botswana, le cabinet du Procureur général, la Water Utilities Corporation, le Réseau pour l’environnement et les ressources naturelles du Botswana, BirdLife Botswana, le Programme de petites subventions du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour les correspondants nationaux, l'Institut de recherche Okavango, le Programme environnemental pour la région d'Afrique australe (SAREP) et le Secrétariat PNUE/AEWA.
Dans ses observations préliminaires, le Directeur de la Faune et des Parcs nationaux, M. Oduetse Koboto, a accueilli chaleureusement les participants en soulignant l’importance de la biodiversité exceptionnelle du Botswana, y compris son avifaune. Il a de même reconnu le rôle déterminant du soutien apporté par BirdLife Botswana pour la conservation des oiseaux et a confirmé l’intérêt du gouvernement pour l’accession à l’AEWA.
Le Secrétaire exécutif par intérim du Secrétariat PNUE/AEWA, M. Bert Lenten, insistant sur le besoin crucial de coopération internationale afin de parvenir à une conservation efficace des oiseaux d’eau migrateurs tout au long de leurs voies de migration, a reconnu que l’atelier marquait un tournant dans l’histoire de l’accession du pays à l’AEWA.
Le chef de la Recherche et des Statistiques du DWNP (M. Michael Flyman) et le Directeur de BirdLife Botswana (M. Kabelo Senyatso) ont habilement mené les participants tout au long des discussions fertiles et de l’échange d’informations.
L’atelier a abordé les dispositions nationales passées, présentes et futures, essentielles pour la conservation des oiseaux d’eau migrateurs. Il a été intéressant de noter que la conservation des oiseaux avait été largement couverte par des dispositions juridiques dans le passé, incluant le droit coutumier, les croyances culturelles, les tabous, les totems et les mentions légales, qui remontent même à 1891. Il a été suggéré d’assurer une incorporation convenable des questions relatives aux oiseaux d’eau migrateurs dans les révisions actuelles de la Loi sur conservation de la faune nationale et les parcs nationaux, de même que dans le Plan d’action et la Stratégie pour la biodiversité nationale (NBSAP).
Une perspective internationale de l’AEWA, présentée par Mme Evelyn Moloko (Coordinatrice de l’Initiative africaine de l’AEWA), a décrit les avantages dont jouirait le pays en devenant Partie contractante à l’Accord.
Les participants à l’atelier ont tous fait part de leur point de vue favorable concernant l’avantage général de l’accession à l’AEWA et se sont montrés confiants quant au fait que le processus serait volontiers facilité, avec l’aide de leurs diverses institutions et du Comité national pour les Accords environnementaux multilatéraux. Les résultats de l’atelier ont été réunis dans une déclaration, engageant l’aide des principales parties prenantes dans la facilitation des prochaines mesures dans le processus d’accession.
Dans sa dernière remarque, le Directeur adjoint à l’Environnement, Mme Dorothy Kgathi-Thite, a exprimé le souhait que les participants à l’atelier deviennent chacun les défenseurs de l’Accord, pour engager leurs diverses institutions à remplir leur rôle et assumer leurs responsabilités tout au long du processus d’accession.
Des consultations bilatérales fructueuses sur le sujet de l’accession du Botswana à l’AEWA ont également eu lieu avec le Directeur des Affaires multilatérales du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ainsi qu’avec le Secrétaire permanent du ministère de l’Environnement, de la Faune et du Tourisme. .
Le Secrétariat PNUE/AEWA espère que la culture intrinsèque pour la conservation des oiseaux au Botswana aura une influence favorable sur le processus d’accession, ainsi que sur la conservation future des oiseaux d’eau migrateurs et de leurs habitats, et souhaite pouvoir accueillir prochainement le pays dans la famille de l’AEWA.