Plan d’Action pour l’Afrique : l’UST rend hommage à l’enthousiasme de ses partenaires africains

Bonn, le 14 novembre 2015 - Le Plan d’action pour l’Afrique de l’AEWA a été adopté à la 5ème Réunion des Parties de l'Accord (MOP5, La Rochelle, 2012) dans le cadre de son Initiative Africaine. A cette occasion, une Unité de Soutien Technique (UST) a été créée afin d’apporter un appui technique aux pays africains pour sa mise en œuvre. Composée de personnels de la Direction des Parcs Nationaux du Sénégal (DPN), de la Tour du Valat et de l’Office français de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), elle a été financée ces 3 dernières années par le Ministère français de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie (MEDDE).

Le plan d'Action pour l'Afrique de l'AEWA prévoit comme un de ses objectifs prioritaires l'intégration des kits de formation sur les oiseaux d'eau disponibles dans le cursus des principales écoles et collèges de gestion et conservation de la faune en Afrique. En effet, celles-ci sont traditionnellement plutôt concentrées sur la grande faune. Elles forment cependant environ un millier de futurs professionnels de la branche « faune sauvage » par an et constituent donc de très importants relais pour le renforcement des capacités pour la conservation des oiseaux d'eau et des zones humides.

L’Unité de Soutien Technique a organisé et animé deux ateliers préparatoires à l'intégration du projet WOW (Wings Over Wetlands) et du nouveau kit pédagogique quadrilingue de l'ONCFS dans les cursus de trois grandes écoles de gestion de la faune d'Afrique : l’Ecole pour la formation des spécialistes de la Faune (EFG), Garoua, Cameroun ; le College Of African Wildlife Management (CAWM), Mweka, Tanzania ; et le Kenya Wildlife Service Training Institute (KWSTI), Naivasha, Kenya. Cette avancée majeure a été concrétisée par la signature d’un Mémorandum d’Entente entre les trois établissements, l’UST à l'initiative Africaine de l'AEWA et le secrétariat de l’AEWA.

La MOP6 de l'AEWA (Bonn, 9-14 novembre 2015) a noté avec grande satisfaction les réels progrès sur l’un de ses objectifs prioritaires, qui constituent une étape décisive dans le renforcement des capacités en Afrique.

Invités à la MOP6 par le secrétariat de l'AEWA et l'UST, les trois représentants de ces écoles ont présenté, au cours d'un événement parallèle tenu le 11 novembre 2015, leur vision de l’intégration de modules de formation sur les oiseaux d’eau migrateurs dans leurs cursus universitaires respectifs.

Les représentants de l’UST ont quant à eux, au cours d’un autre événement parallèle tenu le 12 novembre et dédié à leurs projets en cours et futurs, souligné le fait que leur action ne couvre que l’un des objectifs du Plan d’Action pour l’Afrique. Pour la période 2016-2019, de nouveaux projets ont été planifiés pour répondre à l’objectif 2 de ce même Plan d’Action. Mais d’ores et déjà, le manque de financement est sujet de préoccupations et les perspectives développées pour la prochaine période triennale sont fortement dépendantes de possibles synergies avec d’autres projets.

M. Szabolcs Nagy, le rédacteur du dernier Rapport sur l’état de conservation des espèces migratrices, souligne en effet les difficultés liées au manque de financement de ce Plan d’Action pour l’Afrique : « L’appui des pays donateurs à la mise en œuvre du Plan d’action pour l’Afrique est assez décevant. Seule une poignée de pays y ont contribué, bien qu’il ait été dans le meilleur intérêt de l’UE et de tous ses États membres d’investir fortement dans le Plan d’action pour l’Afrique. Ceci aurait protégé leurs propres investissements dans leurs efforts de conservation nationaux. »

Malgré ces difficultés, l’UST a chaleureusement remercié l’enthousiasme de tous les partenaires africains et leur a rendu hommage, soulignant à quel point il est difficile de dénombrer les oiseaux d’eau en Afrique étant donné le peu de moyens et de ressources disponibles.

Dernière mise à jour le 19 November 2015

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