Les Secrétariats de l'Accord sur
la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie
( PNUE/AEWA)
et de la Convention sur les espèces migratrices ( PNUE/CMS)
du Programme des Nations Unies pour l’environnement
(PNUE) sont heureux d’annoncer que le compte à
rebours de la Journée Mondiale des Oiseaux
Migrateurs 2010 a commencé. Cette campagne
de sensibilisation de deux jours, organisée dans
le monde entier pour la cinquième année consécutive,
aura lieu les 8 et 9 mai 2010.
La
Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs
(JMOM) a pour objectif d’inspirer
les gens à agir en faveur de la conservation des
oiseaux migrateurs et d’encourager les autorités
nationales, les organisations non gouvernementales (ONG),
les clubs et associations, les universités, les écoles
et tous les individus, dans le monde entier, à organiser
chaque année des manifestations et des programmes
qui aident à attirer l’attention sur les oiseaux
migrateurs autour d’un thème central.
.
Le thème de cette année est “Sauvons
les oiseaux migrateurs menacés - chaque espèce
compte !” II est étroitement lié
à l’Année internationale de la biodiversité
(AIB) 2010 déclarée par les Nations Unies.

Le thème de la JMOM
2010 a pour but de renforcer la sensibilisation aux oiseaux
migrateurs globalement menacés et notamment à
ceux qui sont en passe d’extinction – les oiseaux
migrateurs en danger critique d’extinction. Dans le
prolongement de l’Année internationale de la
biodiversité, le thème de la JMOM 2010 souligne
en outre comment les oiseaux migrateurs font partie de la
diversité biologique de notre monde et la façon
dont la menace d’extinction pesant sur certaines espèces
individuelles d’oiseaux est le reflet d’une
vague d’extinction beaucoup plus vaste menaçant
d’autres espèces et la diversité naturelle
qui est à la base de toute la vie sur Terre.
Les oiseaux migrateurs en crise
Un nombre stupéfiant de 1 227 (soit
12,4 %) des 9 865 espèces d’oiseaux qui existent
encore, au total, dans le monde sont actuellement globalement
menacées, 192 de celles-ci étant considérées
comme étant en danger critique d’extinction
sur la Liste rouge de l’UICN, c’est-à-dire
que leur risque d’extinction est extrêmement
élevé.
Un taux estimé de 19 % de tous les
oiseaux connus et quelque 30 des 192 espèces d’oiseaux
en danger critique d’extinction sont considérées
migratrices et entreprennent régulièrement
des mouvements cycliques entre leurs aires de reproduction
et celles où elles ne nichent pas.
Dans le contexte de la campagne JMOM de
cette année, les projecteurs sont braqués
sur quelques exemples saillants d’ « oiseaux
migrateurs en crise » tels que le Courlis à
bec grêle (Numenius tenuirostris), l'Ibis
chauve (Geronticus eremita), le Vanneau sociable
(Vanellus gregarius), l’Albatros des Galapagos
(Phoebastria irrorata) et la Perruche à
ventre orange (Neophema chrysogaster) – qui
sont tous des oiseaux migrateurs figurant parmi les espèces
en danger critique d’extinction.
Les oiseaux migrateurs en tant
qu'indicateurs
En se concentrant sur « les oiseaux
migrateurs en crise » pendant l’Année
internationale de la biodiversité, la Journée
Mondiale des Oiseaux Migrateurs 2010 souligne également
le rôle d’indicateur joué par les oiseaux,
qui nous permettent de distinguer et de mettre en exergue
les impacts négatifs de notre mode de vie actuel
sur la planète et sa biodiversité.
Étant parmi les taxons les mieux
étudiés, les oiseaux servent d’indicateurs
vitaux pour l’état de la biodiversité
et la santé biologique des écosystèmes
où ils vivent. Si une menace d’extinction vient
peser sur des espèces d’oiseaux, il s’agit
également d’un signe très clair du changement
de l’état des habitats dont ils dépendent
et du fait que d’autres espèces dépendant
de ces mêmes habitats, peuvent aussi être affectées.
Pour survivre, les oiseaux migrateurs ont
besoin de plusieurs habitats différents, souvent
situés sur plusieurs continents. Ils ont besoin de
sites pour se reproduire, se reposer, se nourrir et élever
leurs petits. La conservation des oiseaux migrateurs dépend
dans une large mesure de la conservation de leurs habitats,
qui bénéficient en même temps à
d’autres espèces.
La JMOM 2010 pendant l'Année internationale de la
biodiversité
L'Année internationale de la biodiversité (AIB),
déclarée par l’Assemblée générale
des Nations Unies pour l’année 2010, est une
appréciation de la valeur de la biodiversité
et du rôle vital qu’elle joue dans nos vies.
Cependant, elle n’est pas seulement une célébration
mais aussi une invitation à agir pour la protection
de la variété de la vie sur Terre. L’espèce
humaine dépend de cette diversité qui nous
fournit aliments, combustibles, médicaments et autres
choses essentielles à notre survie.
Pourtant, un taux sans précédent
d’espèces est en voie de disparition du fait,
entre autres menaces, d’activités humaines.
Ces pertes sont irréparables. En fait, le taux d’extinction
actuel est mille fois plus rapide que le taux d’extinction
naturel. Pour les oiseaux, le taux naturel d’extinction
est d’un par siècle mais au cours de ces 30
dernières années, 21 espèces ont disparu
pour toujours. Si nous n’agissons pas immédiatement,
beaucoup des « oiseaux migrateurs en crise »
n’existeront plus d’ici dix ans.
La
Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs (JMOM)
2010 offre une excellente opportunité d’agir
et d’attirer l’attention internationale sur
les oiseaux migrateurs menacés d’extinction,
et d’en faire des espèces phares pour toute
la durée de l’Année internationale de
la biodiversité.
Pour de plus amples informations
:
La
Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs (JMOM)
est une initiative mondiale qui se consacre à la
célébration des oiseaux migrateurs et à
la promotion de leur conservation dans le monde entier.
Elle est organisée par les Secrétariats de
l’Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs
d'Afrique-Eurasie (AEWA) et de la Convention sur les espèces
migratrices (CMS) – deux traités internationaux
pour la vie sauvage administrés par le Programme
des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) - et
autres partenaires.
Les personnes et les organisations mondiales
dédiées se serviront de cette manifestation
pour attirer l’attention sur les oiseaux migrateurs
menacés d’extinction. Les activités
destinées à marquer la JMOM incluent festivals,
excursions et rassemblements ornithologiques, discussions
publiques, expositions, présentations, et autres
manifestations éducatives et publiques.
Nous invitons les organisateurs de manifestations
à les enregistrer sur le site Web de la JMOM. Ils
peuvent en outre commander des affiches de la JMOM 2010
et autre matériel d’information destinés
à soutenir leur action, en écrivant à
contact@worldmigratorybirdday.org
Pour de plus amples informations, veuillez
cliquer ici : www.worldmigratorybirdday.org
Partenaires
de la JMOM :
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Le Programme
des Nations Unies pour l'environnement (PNUE)
est la voix de l’environnement dans le système
des Nations Unies. Il est un défenseur, un
instructeur, un catalyseur et un facilitateur qui
fait la promotion de l’utilisation rationnelle
des ressources naturelles de la planète pour
un développement durable. |
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L’Assemblée
générale des Nations Unies a déclaré
l'année 2010 L’Année
Internationale de la Biodiversité.
Les buts de cette spéciale année sont
d’accroître la sensibilisation au sujet
de l’importance de la diversité biologique,
en soulignant le fait que celle-ci continue de s’appauvrir,
et de célébrer les solutions nouvelles
qui sont mises en œuvre partout dans le monde
pour assurer sa conservation et son utilisation durable,
et le partage équitable des avantages découlant
de l’utilisation des ressources génétiques.
L’année 2010 a été choisie
pour coïncider avec l’objectif pour la
diversité biologique convenu par les dirigeants
du monde entier en 2002. Au cours de l’année
2010, les experts scientifiques feront rapport sur
les tendances mondiales de la diversité biologique.
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La Convention
sur la Conservation des Espèces migratrices de la
faune sauvage (CMS;
également connue sous le nom de Convention
de Bonn) a pour but d’assurer la conservation
des espèces terrestres, aquatiques et aériennes
migratrices dans l’ensemble de leur aire de
répartition. C’est un traité intergouvernemental
conclu sous l’égide du Programme des
Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Depuis
que la Convention est entrée en vigueur, le
nombre de ses membres n’a cessé d’augmenter
et il se monte aujourd’hui à 113 (au
1er janvier 2010) parties d’Afrique,
d’Amérique centrale et du Sud, d’Asie,
d’Europe et d’Océanie. |
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L'Accord
sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie
(PNUE/AEWA)
est un traité intergouvernemental développé
sous la CMS qui se consacre à la conservation
des oiseaux d’eau migrateurs. L’Accord
couvre 255 espèces d’oiseaux qui dépendent
écologiquement de zones humides pendant au
moins une partie de leur cycle annuel. Le traité
couvre une vaste zone géographique comprenant
l’Europe, des parties de l’Asie, du Canada,
du Moyen Orient et d’Afrique. Jusqu’à
ce jour, 63 des 118 pays (1er février
2010) de cette zone sont devenus Parties contractantes
à cet Accord international. |
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BirdLife
International est un partenariat mondial
d’organisations de conservation qui unissent
leurs efforts en vue de la conservation des oiseaux,
de leurs habitats et de la biodiversité mondiale.
BirdLife International est depuis très longtemps
engagé dans la conservation des oiseaux migrateurs
et des habitats dont ils dépendent. L’engagement
du partenariat BirdLife dans la conservation des oiseaux
migrateurs s’exprime à de multiples niveaux,
allant de projets dédiés à des
espèces individuelles ou à des sites
clés, à un travail stratégique
et de défense visant à promouvoir la
conservation des espèces migratrices, et à
la participation à des projets à l’échelle
de l’itinéraire de migration. |
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Wetlands
International
est une organisation mondiale indépendante
à but non lucratif, qui se consacre à
la conservation et à l’utilisation judicieuse
rationnelle des zones humides. Wetlands International
travaille à l’échelle mondiale,
régionale et nationale en vue de la conservation
et de l’utilisation rationnelle des zones humides,
en faveur du bien-être de l’homme et de
la biodiversité. |
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Le Partenariat pour la voie de migration Asie de l'Est
– Australasie : Lancé en
novembre 2006, il s’agit d’une initiative
informelle et volontaire, qui vise à la protection
des oiseaux d’eau migrateurs, leurs habitats
et la subsistance des personnes qui y dépendent.
Il y a actuellement 21 partenaires, dont dix états,
trois agences intergouvernementales et huit organisations
internationales non gouvernementales. Le partenariat
fournit un cadre pour la coopération internationale,
y compris : (1) le développement d’un
réseau de sites requis par les oiseaux d’eau
(pour les sites d’importance internationale
pour les oiseaux d’eau migrateurs), (2) des
activités de collaboration visant à
accroître les connaissances et la sensibilisation
sur les oiseaux d’eau le long de la voie de
migration, et (3) le renforcement des capacités
pour la gestion durable et la conservation des oiseaux
d’eau migrateurs le long de la voie de migration. |
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