
À la demande de BirdLife
International, le Comité permanent (StC) de
la
Convention de Berne a ouvert un dossier
( Recommendation
no. 117 (2005)) mettant en cause le gouvernement
de la Bulgarie au sujet de la construction de parcs éoliens
le long du littoral de la Mer Noire, aux environs de Balchik
et de Kaliakra. Les gouvernements ainsi mis en cause doivent
appliquer intégralement les recommandations du Comité
permanent et informer ce dernier des progrès réalisés.
Le rapport soumis en 2006 par la Bulgarie ayant soulevé
de sérieuses inquiétudes, le Comité
permanent a décidé d’envoyer sur place
une mission d’évaluation. Cette mission, qui
s’est rendue en Bulgarie du 20 au 22 juin 2007, comprenait
des représentants du Secrétariat de la Convention
de Berne ainsi qu’un expert indépendant. Au
nom de la famille de la CMS, Bert Lenten, Secrétaire
exécutif de l’AEWA, y a également participé.
Le Secrétaire exécutif a
fait part de ses préoccupations : « Au cours
de notre visite, nous avons rencontré à plusieurs
reprises des représentants du Ministère de
l’environnement bulgare, des compagnies productrices
d’énergie et des ONG afin d’examiner
les impacts éventuels des parcs éoliens prévus
sur les oiseaux migrateurs et leurs habitats. Ces parcs
seront situés pour la plupart dans la Via Pontica,
l’une des plus importantes voies de migration le long
du littoral de la Mer Noire, tout particulièrement
pour les oiseaux d’eau et les oiseaux de proie. »
Bert Lenten a bien sûr fait savoir que la famille
de la CMS, faisant partie de l’Organisation des Nations
unies, était tout à fait en faveur de l’accroissement
de la production et de l’utilisation de ce type d’énergie
renouvelable. Toutefois, ces réalisations ne devaient
pas se faire au détriment des espèces migratrices
et leurs habitats.
L’expert indépendant soumettra
au cours des prochains mois ses conclusions au Bureau de
la Convention de Berne. Cette question sera probablement
à nouveau examinée en fin d’année,
lors de la prochaine réunion du Comité permanent
de la Convention.
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