|
Cérémonie d’ouverture officielle
Son
Excellence Thierno Lo Ba, ministre sénégalais
de l’environnement et de la protection de la nature,
a fait son entrée dans la salle précédé
par des chanteurs et des danseurs sénégalais.
Il a présidé la cérémonie d’ouverture
officielle.
M.
Bakary Kante, directeur de la Division du PNUE pour les
conventions sur l’environnement, a déclaré
que la CMS et l’AEWA, bien que figurant au nombre
des conventions les plus petites, n’en revêtaient
pas moins une grande importance.
M. Kante a ensuite donné lecture d’un message
de M. Klaus Topfer, directeur exécutif du PNUE. Dans
ce message, M. Topfer félicitait l’AEWA à
l’occasion de son dixième anniversaire qu’il
a qualifié d’événement marquant.
Les migrations d’oiseaux par delà les frontières
des pays sont hautement symboliques car les oiseaux unissent
les nations en dépit de leurs différences
économiques et politiques, ce qui nécessite
une approche internationale.
Remise des prix de l’AEWA
M. Bert Lenten a présenté le prix de la conservation
des oiseaux d’eau de l’Accord, indiquant qu’il
serait décerné tous les trois ans à
chaque réunion des Parties et ce, en hommage aux
institutions et personnes de la zone de l’Accord ayant
favorisé de façon notable la conservation
et l’utilisation durable des oiseaux d’eau.
M.
David Stroud, lauréat dans la catégorie des
particuliers, est un ornithologue mondialement respecté
qui a participé à la création de l’AEWA.
Il a par ailleurs contribué à son développement
comme à sa mise en oeuvre grâce à des
apports substantiels tels que le Plan d’action et
l’inscription des espèces, et il travaille
depuis dix ans sans relâche en qualité d’observateur
auprès du comité technique.
Le gouvernement des Pays-Bas, lauréat dans la catégorie
des institutions, a joué un rôle de premier
plan dans la création de l’AEWA et, depuis,
il a soutenu l’Accord, notamment sur le plan financier.
M. Chris Kalden, Secrétaire général
du Ministère de l’agriculture, de la gestion
de la nature et de la qualité de l’alimentation
de son pays, a reçu le prix au nom du gouvernement
des Pays-Bas. Il a annoncé que ses autorités
décupleraient le montant du prix pour l’investir
dans des projets de conservation locaux au Sénégal.
M. Gerard Boere a été déclaré
parrain honoraire de l’AEWA pour le rôle crucial
qu’il avait joué dans la rédaction et
la négociation de l’Accord.
Une
vidéo intitulée « AEWA in full swing
» a présenté les activités d’éducation
et de sensibilisation dans deux régions tidales de
la partie occidentale des voies de migration eurasiennes
: sur les vasières tidales de l’île néerlandaise
de Terschelling et dans une forêt de mangrove en cours
de reboisement sur le littoral sénégalais.
Son Excellence Theirno Lo Ba, ministre sénégalais
de l’environnement et de la conservation de la nature,
a souhaité la bienvenue à tous les délégués
au Sénégal et fait valoir la longue tradition
qu’a son pays de protéger les oiseaux d’eau
et ce, en dépit de fortes pressions humaines et écoclimatiques.
Il s’est engagé au nom de son pays à
soutenir sans réserve et mettre en oeuvre toutes
les recommandations qui émaneraient de cette réunion
des Parties. Il a ensuite officiellement ouvert la réunion.
Autres questions
M. Bert Lenten (Secrétariat) a donné les
grandes lignes des travaux en cours sur un format de rapport
en ligne qui faciliterait la procédure d’établissement
des rapports nationaux. Au nombre des avantages qu’offre
ce mécanisme figure la possibilité d’afficher
à tout moment de nouvelles informations et de se
renseigner sur les projets exécutés par d’autres
pays. Et surtout, les rapports en ligne permettraient d’harmoniser
les rapports établis au sein de la famille de la
Convention sur les espèces migratrices.
En ce qui concerne la préparation d’évaluations
internationales pour la RdP4, M. Lenten a rappelé
que le secrétariat doit préparer sept différentes
évaluations sur des questions d’ordre technique
comme le statut des espèces d’oiseaux d’eau
exotiques introduites et leurs hybrides. Faute de ressources
humaines et financières suffisantes, seule une de
ces évaluations avait pu jusqu’ici être
faite : le rapport sur l’état des tendances
et populations des oiseaux d’eau. Quelques-unes des
évaluations restantes concernent le projet du FEM
sur les voies de migration mais il faudra trouver pour ce
faire des fonds supplémentaires en quantité
substantielle.
Au nom du Comité technique, M. David Stroud (Royaume-Uni)
a donné les détails d’un partenariat
de financement pour jeter les bases d’une politique
de conservation plus durable fondée sur le recensement
international des oiseaux d’eau (IWC). Ce recensement
est un processus que gère Wetlands International
et qui permet d’établir un rapport triennal
comprenant notamment une analyse des tendances. Malgré
leur importance manifeste, ces programmes de surveillance
approfondis de longue durée sont toujours dans une
large mesure sous-estimés.
M. Ward Hagemeijer (Wetlands International) a fait un exposé
sur la grippe aviaire et l’impact qu’elle pourrait
avoir sur les populations d’oiseaux d’eau. Il
a signalé la création d’un groupe d’études
scientifique sur cette question et fait mention d’un
communiqué de presse publié aujourd’hui
par la CMS. Tout en soulignant que la grippe
aviaire est un problème qui touche la volaille, il
est de plus en plus évident que les oiseaux d’eau
peuvent être les vecteurs du virus et le transporter.
Et d’ajouter que l’OMS est d’avis que
ce virus ne pose pas actuellement de risque majeur pour
la santé publique et mis en garde contre toute réaction
excessive et l’adoption de mesures risquant de mettre
inutilement en péril les populations d’oiseaux
d’eau.
Mme Ellen Baker (Royaume-Uni) a présenté
un projet de résolution sur la mise en oeuvre des
conclusions de la Conférence mondiale sur les oiseaux
d’eau tenue à Edimbourg en avril 2004.
Mme Baker a ensuite présenté un projet de
résolution sur les changements climatiques et les
oiseaux d’eau migrateurs. Elle a souligné que
les effets de ces changements seraient particulièrement
marqués dans la région arctique dès
lors que, de nombreuses populations d’oiseaux d’eau
migrateurs se reproduisant dans l’Arctique, les effets
potentiels des changements climatiques sur les espèces
de l’Accord ne devaient point être sous-estimés.
Les photos du jour:
|