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La
troisième réunion des Parties à l’Accord
sur les oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique et
d’Eurasie s’est ouverte aujourd’hui à
l’hôtel Méridien à Dakar (Sénégal).
Cent-cinquante délégués représentant
49 Parties contractantes plus l’Union européenne
(UE), 29 Parties non contractantes, 9 organisations non
gouvernementales (ONG) et 3 organisations intergouvernementales
(OIG) assistaient à la réunion.
M.
Abdoulaye Ndiaye (Directeur adjoint du bureau à Dakar
de Wetlands International) a accueilli les délégués
à la réunion. Le président du Comité
permanent, M. Emmanuel Severre (République-Unie de
Tanzanie) a remercié le gouvernement sénégalais
de son invitation. Notant que la réunion se tenait
alors que le monde tout entier accorde aux oiseaux d’eau
une très grande attention à cause de la propagation
de la grippe aviaire, il a souligné que les causes
et mécanismes de cette maladie en étaient
toujours inconnus et indiqué que l’Accord avait
un rôle important à jouer dans la production
et la diffusion d’informations exactes.
M. Bert Lenten, Secrétaire exécutif de l’Accord,
a signalé qu’après sa récente
ratification par la Tunisie, l’Accord avait maintenant
52 membres. Reprenant les remarques de M. Severre sur les
lacunes dans les connaissances sur la grippe aviaire, il
a souligné que le problème touchait la totalité
des pays de la planète et ajouté que cette
réunion donnait dans le même temps l’occasion
de se pencher de plus près sur les besoins de l’Afrique
et de renforcer la coopération au sein de la famille
AEWA.
Les Parties ont ensuite élu le Sénégal
à la présidence de leur réunion et
l’Allemagne à sa vice-présidence. La
Lettonie et le Tchad ont rappelé qu’ils avaient
récemment ratifié l’Accord tandis que
l’Algérie et le Burundi pour leur part indiqué
qu’ils se rapprochaient d’une adhésion
dont on espère qu’elle prendra effet l’année
prochaine. Le président de la RdP3, le professeur
Amadou Tidiane (Sénégal), a déclaré
que l’expansion continue de l’Accord en révélait
le caractère dynamique et il a encouragé les
Parties non contractantes à le ratifier.
M. Emmanuel Severre (Tanzanie), président du Comité
permanent (CP), a présenté le rapport dudit
comité, notant que, depuis sa création en
2002 à la RdP2, c’était la première
fois que celui-ci présentait son rapport à
une réunion des Parties. Il a mis en relief les principales
activités du CP, y compris sa participation à
l’élaboration du projet de stratégie
de communication de l’Accord, et il a passé
en revue les progrès accomplis pour recruter de nouvelles
Parties contractantes et appliquer les priorités
à l’échelle internationale de la mise
en oeuvre de l’Accord pour la période 2003-2007.
Le
président du Comité technique (CT), M. Youssouf
Mungroo (Maurice), a présenté le rapport du
Comité technique. Il a ensuite résumé
les réalisations du comité dont l’amélioration
du format des rapports nationaux, l’élargissement
de la portée taxonomique de l’Accord et l’élaboration
d’orientations sur la définition de l’expression
« déclin à long terme ». M. Mungroo
a indiqué que certaines tâches étaient
toujours en cours dont l’approbation des orientations
sur la lutte contre l’introduction d’espèces
exogènes, sur la législation nationale, sur
la protection des oiseux d’eau et leurs habitats,
et sur les politiques de bonne pratique permettant d’éliminer
le recours à la grenaille de plomb dans les zones
humides.
Le Secrétaire exécutif, M. Bert Lenten, a
présenté le rapport du Secrétariat,
décrivant les activités de caractère
général, la gestion de l’information,
la coopération avec d’autres organisations
et les questions techniques et scientifiques. Un des faits
saillants avait été l’organisation en
mai 2005 d’un atelier à Madagascar pour promouvoir
l’adhésion de ce pays à la CMS et l’AEWA.
M. Lenten a également fait rapport sur les activités
qui marquent le dixième anniversaire de l’Accord.
M.
Moussa Séga Diop (Sénégal, FAO/CESRES)
a présenté un rapport sur l’emploi de
produits chimiques dans l’agriculture en Afrique et
leur impact sur les oiseaux d’eau migrateurs. Il a
noté que de nombreux produits chimiques étaient
utilisés en Afrique par les agriculteurs et pour
lutter contre les ravageurs. Ces produits étaient
souvent très toxiques pour la faune et la flore des
zones humides, y compris les oiseaux d’eau migrateurs.
M .
David Stroud (Royaume-Uni), membre du CT, a présenté
la définition par le comité de l’expression
« déclin à long terme » : une
population connaissant un déclin à long terme
significatif et celle pour laquelle les meilleures données,
informations et évaluations disponibles indiquent
qu’elle a diminué d’au moins 25 p.100
en effectifs ou en territoire sur une période de
25 ans ou de 7,5 générations.
Un rapport sur le projet FEM consacré aux voies
de migration a été présenté
par M. Ward Hagemeijer (Wetlands International), dont le
principal objectif est d’élaborer des mesures
transfrontalières stratégiques pour conserver
le réseau de zones humides critiques dont dépendent
les oiseaux d’eau migrateurs
dans leurs voies de migration Afrique-Eurasie.
M. Sergey Dereliev (responsable technique au secrétariat
de l’AEWA) a fait un exposé sur la mise en
oeuvre de l’Accord et de son plan d’action,
synthèse des rapports nationaux et des rapports sur
l’élimination progressive de la grenaille de
plomb dans les zones humides.
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