| Le
projet Wetcap couvre cinq pays d'Afrique du Nord : l’Algérie,
l’Égypte, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie.
Profils des pays
Algérie
Partie contractante à l’AEWA,
la CMS
et la Convention
de Ramsar.
Liste des espèces de
l’AEWA présentes en Algérie.
En Algérie, 42 sites d’une
superficie totale de 2 959 615 hectares sont actuellement
désignés comme zones humides d’importance
internationale. Les zones humides bordant la côte
et celles situées sur le plateau au sud de Constantine,
qui accueillent chaque hiver de très nombreux oiseaux,
sont particulièrement importantes pour les oiseaux
d’eau migrateurs et résidents. Les côtes
et les îles côtières de l’Algérie
sont cruciales pour les oiseaux de mer qui s’y reproduisent.
Actuellement, 406 espèces d’oiseaux
ont été recensées en Algérie,
dont il est certain que 214 d’entre elles s’y
reproduisent. L’état de conservation d’un
certain nombre de ces espèces est défavorable
et elles sont couvertes par l’AEWA. Il s’agit
par exemple de l’Erismature à tête blanche
(Oxyura leucocephala), de la Sarcelle marbrée
(Marmaronetta angustirostris), du Fuligule nyroca
(Aythya nyroca), du Goéland d’Audouin
(Larus audouinii) et du Râle des genêts
(Crex crex).
Égypte
Partie contractante à l’AEWA,
la CMS
et la Convention
de Ramsar.
Liste des espèces de
l’AEWA
présentes en Égypte.
En Égypte, 2 sites d’une superficie
totale de 105 700 hectares sont actuellement désignés
comme zones humides d’importance internationale. Plus
de 470 espèces sont connues en Égypte, la
plupart étant des oiseaux migrateurs qui ne se reproduisent
pas dans le pays mais qui le traversent ou y passent l’hiver,
et qui viennent du Paléarctique. L’Égypte
ayant en effet une position géographique stratégique
unique le long des voies de migration des oiseaux de la
région paléarctique venant nicher en Afrique,
des volées d’importance internationale de nombreuses
espèces de cette région la traversent. L’Égypte
compte, notamment pour les oiseaux d’eau, plusieurs
goulets d’étranglement migratoires tels que
les sites de Suez, Hurghada et Zaranik. En outre, de très
grands nombres d’oiseaux d’eau migrateurs du
Paléarctique hivernent en Égypte.
Mauritanie
Partie contractante à la CMS
et la Convention
de Ramsar.
Liste des espèces de
l’AEWA présentes en Mauritanie.
En Mauritanie, 4 sites d’une superficie
totale de 1 231 100 hectares sont actuellement désignés
comme zones humides d’importance internationale. Au
total, 541 espèces ont été recensées
en Mauritanie, 294 d’entre elles étant des
espèces migratrices et 185 des oiseaux migrateurs
du Paléarctique. Le principal site ornithologique
de Mauritanie est le Banc d’Arguin, qui accueille
la plus vaste concentration d’oiseaux d’eau
– notamment des échassiers – d’Afrique
de l’Ouest. Ce site a en outre une très grande
importance parce qu’il fait partie des principaux
sites d’hivernage et de repos pour beaucoup d’oiseaux
migrateurs européens tels que la Spatule blanche
(Platalea leucorodia) et le Fuligule nyroca (Aythya
nyroca). La région sahélienne compte
également plusieurs zones humides importantes, dont
beaucoup sont associées au fleuve Sénégal.
De récents recensements d’oiseaux d’eau
ont en outre révélé que les zones humides
de l’est du pays abritent peut-être autant d’oiseaux
que les sites côtiers ou les zones humides occidentales
mieux connues.
Maroc
Partie contractante à la CMS
et la Convention
de Ramsar; et signataire de l’AEWA.
Liste des espèces de
l’AEWA
présentes au Maroc.
Au Maroc, 24 sites d’une superficie
totale de 272 010 hectares sont actuellement désignés
comme zones humides d’importance internationale. Au
total, 433 espèces ont été recensées
au Maroc, dont aucune n’est endémique. Un grand
nombre d’entre elles est couvert par l’AEWA.
Situé sur la principale voie de
migration entre l’Europe et l’Afrique empruntée
par des dizaines de millions d’oiseaux migrateurs
du Paléarctique occidental, le Maroc représente
un goulet d’étranglement. Plus de 90 000 cigognes
et grues traversant le détroit de Gibraltar à
Jbel Moussa, au nord du Maroc, ont été recensées.
La plupart des zones humides côtières et la
majeure partie des eaux intérieures sont pour les
oiseaux d’eau des haltes de repos et de ravitaillement,
ou bien des sites d’hivernage, d’une importance
vitale.
Le Maroc abrite notamment la plus grande
des deux dernières colonies reproductrices sauvages
existantes d’Ibis chauve (Geronticus eremita).
D’autres espèces de l’AEWA hivernant
ou se reproduisant au Maroc sont le Courlis à bec
grêle (Numenius tenuirostris), la Sarcelle
marbrée (Marmaronetta angustirostris), le Goéland
d'Audouin (Larus audouinii), le Fuligule nyroca (Aythya
nyroca), l’Erismature à tête blanche
(Oxyura leucocephala) et le Râle des genêts
(Crex crex).
Tunisie
Partie contractante à l’AEWA,
la CMS
et la Convention
de Ramsar.
Liste des espèces de l’AEWA
présentes en Tunisie.
En Tunisie, 20 sites d’une superficie
totale de 726 541 hectares sont actuellement désignés
comme zones humides d’importance internationale. La
variété des zones humides tunisiennes (lacs
naturels d’eau douce, lacs salés saisonniers,
bassins et lagunes), de même que le littoral (principalement
le Golfe de Gabès) sont des sites d’hivernage
importants pour les échassiers et autres espèces
d’oiseaux d’eau de la région méditerranéenne.
Sa situation géographique fait également de
la Tunisie la principale halte sur la voie de migration
paléarctique transsaharienne, notamment au printemps,
lorsque les oasis du pays constituent les premiers sites
verts et humides rencontrés après la longue
migration vers le Nord, à travers le désert
du Sahara.
La Tunisie abrite de nombreuses espèces
endémiques et menacées, y compris plusieurs
espèces d’oiseaux d’eau. Malgré
sa superficie relativement restreinte, la Tunisie possède
une riche faune aviaire constituée de quelque 360
espèces, dont plusieurs sont couvertes par l’AEWA
et certaines présentent un état de conservation
défavorable, telles que le Fuligule nyroca (Aythya
nyroca), l’Erismature à tête blanche
(Oxyura leucocephala), la Sarcelle marbrée
(Marmaronetta angustirostris), le Goéland
d'Audouin (Larus audouinii), le Râle des
genêts (Crex crex) et le Courlis à
bec grêle (Numenius tenuirostris).
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