| Introduction
et perspectives
La migration des animaux est depuis toujours un phénomène
universel. Nombreuses sont les espèces qui migrent
pour des raisons biologiques impératives, que ce
soit pour trouver un site adapté en vue de leur reproduction
et de lélevage de leur progéniture,
ou encore des régions favorables pour sapprovisionner
en nourriture. Parfois, des milliers de kilomètres
séparent les endroits répondant à ces
exigences spécifiques.
Au cours de leur migration, ces espèces traversent
des frontières politiques entre les nations, qui,
si elles nont pas de signification inhérente
pour les animaux, ont en revanche une influence dramatique
sur leurs cycles de vie annuels et leurs chances de survie
individuelles étant donné les grandes différences
qui existent entre les pays en matière de politique
de conservation des espèces. En effet, les espèces
migratrices sont tributaires des sites spécifiques
quelles trouvent à la fin de leur voyage et
en cours de route. Or, ces sites sont de plus en plus menacés
par les perturbations causées par lhomme et
par la dégradation des habitats. Les animaux migrateurs
peuvent également être victimes de phénomènes
naturels hostiles, tels que des conditions climatiques défavorables.
Toutes ces influences sont aggravées par le fait
que lon a longtemps considéré que les
espèces migratrices nétaient pas soumises
dun point de vue légal à la juridiction
dun pays en particulier qui aurait pu être tenu
pour responsable déventuels dommages.
1972 En 1972, la Conférence des Nations
Unies sur lenvironnement recommandait aux gouvernements
de prendre en considération la nécessité
de coopérer à la conservation des animaux qui
migrent au travers les frontières nationales ou entre
des zones sous juridiction nationale et en haute mer. Cette
recommandation a débouché sur la Convention
sur la conservation des espèces migratrices appartenant
à la faune sauvage.
1983 Cette convention, communément appelée
« Convention de Bonn » (ville dAllemagne
dans laquelle elle a été conclue en 1979),
est entrée en vigueur en 1983. Elle a pour objectif
dassurer la protection des espèces migratrices
terrestres, marines et aviaires dans lensemble de
leur aire de répartition. Cest très
important car toute lacune en matière de conservation
de ces espèces à un stade quelconque de leur
cycle de vie pourrait avoir un effet néfaste sur
tout effort de conservation entrepris ailleurs. Le principe
fondamental de la Convention de Bonn est donc le suivant :
les Parties reconnaissent quil est important que les
espèces migratrices soient conservées et que
les États de laire de répartition conviennent,
chaque fois que possible et approprié, de laction
à entreprendre à cette fin; elles accordent
une attention particulière aux espèces migratrices
dont létat de conservation est défavorable
et prennent individuellement ou en coopération les
mesures appropriées et nécessaires pour conserver
ces espèces et leur habitat. Les Parties reconnaissent
le besoin de prendre des mesures en vue déviter
quune espèce migratrice ne devienne une espèce
en danger. En particulier, les Parties:
*sefforcent daccorder une protection immédiate
aux espèces migratrices figurant à lAnnexe
I;
*sefforcent de conclure des Accords portant sur la
conservation et la gestion des espèces migratrices
figurant à lAnnexe II.
Les accords sont les principaux instruments servant à
la mise en uvre de lobjectif premier de la Convention
de Bonn. En outre, ils sont plus spécifiques que
la Convention même; ils engagent plus délibérément
la responsabilité des États de laire
de répartition des espèces à conserver
et ils sont plus faciles à appliquer que la Convention
de Bonn dans son ensemble.
Quelques dates
LAccord sur la conservation des oiseaux deau
migrateurs dAfrique-Eurasie est un accord international
visant à la conservation des oiseaux migrateurs.
1988 Après la première Conférence
des Parties à la Convention de Bonn, à laquelle
il avait été décidé de préparer
un projet dAccord sur les Anatidae du Paléarctique
occidental, le Gouvernement néerlandais entamait
en 1988 la rédaction dun projet dAccord
sur les Oiseaux deau du Paléarctique occidental
dans le cadre de son programme de conservation de lItinéraire
de migration du Paléarctique occidental. Durant le
processus de rédaction et de consultation, le nom
de lAccord a été changé en Accord
sur la conservation des oiseaux deau migrateurs dAfrique-Eurasie
afin de souligner limportance de lAfrique pour
les oiseaux migrateurs.
1994 La première Assemblée consultative
des États de laire de répartition de
lAEWA a eu lieu en juin 1994 à Nairobi. Elle
a fortement appuyé la conclusion de lAEWA et
le consensus a pu être obtenu sur presque toutes les
questions importantes.
1995 La dernière Réunion de négociation
sest tenue en juin 1995 à La Haye. La Réunion
a adopté lAccord sur la Conservation des Oiseaux
deau migrateurs dAfrique-Eurasie par consensus
et a accepté avec reconnaissance loffre du
Gouvernement du Royaume des Pays-Bas dagir en qualité
de dépositaire, dassurer à ses propres
frais jusquau 1er janvier 1999 un
Secrétariat intérimaire et daccueillir
la première session de la Réunion des Parties.
Pour en savoir plus, veuillez consulter
(lien avec lActe final).
1996 Le Gouvernement néerlandais (Ministère
de lAgriculture, de la Nature et de la Pêche)
a mis en place le Secrétariat intérimaire
le 1er janvier 1996. Le 15 août 1996,
lAccord était ouvert à la signature
au Ministère des Affaires étrangères
des Pays-Bas.
1999 Conformément à larticle XIV,
le nombre requis de quatorze États de laire
de répartition, dont au moins sept dAfrique
et sept dEurasie, était atteint en 1999 si
bien que lAccord a pu entrer en vigueur le 1er novembre
1999. À peine quelques jours plus tard la première
session de la Réunion des Parties (MOP1) se tenait
au Cap en Afrique du Sud. La Réunion des Parties
est lorgane de décision de lAccord. Pour
en savoir plus sur ce sujet, veuillez vous référer
au Rapport de la première session
de la Réunion des Parties.
2000 Comme il en a été décidé
à la Réunion des Parties, un Secrétariat
permanent a été établi à Bonn
où il partage des locaux avec le Secrétariat
de la Convention. Conformément à la décision
de la Réunion des Parties, ce Secrétariat
est administré par le PNUE.
2002 La deuxième session de la Réunion
des Parties à l’Accord sur la conservation
des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie
(AEWA) s’est tenue au Centre international des congrès,
Bundeshaus, à Bonn (Allemagne), du 25 au 27 septembre
2002, sur l’invitation du gouvernement allemand.
Pour obtenir des informations détaillées cliquez
ici.
2005 L’Accord sur la conservation des
oiseaux d’eau migrateurs en Afrique-Eurasie, qui a été
conclut le 16 juin 1995 à la Haye, Pays-Bas, sous l’égide
de la Convention sur la conservation des espèces migratrices
appartenant à la faune sauvage, a célébré
son 10ième anniversaire. Pour en savoir plus veuillez
visiter la section «
news » sur le site de l’AEWA.
2005 La troisième session de la Réunion
des Parties à l’Accord sur la conservation
des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie
(AEWA) s’est tenue au Centre de conférence
de l’Hôtel Méridien, à Dakar,
Sénégal, du 23 au 27 Octobre 2005 sur l’invitation
du gouvernement de la République du Sénégal.
Pour obtenir des informations détaillées cliquez
ici.
2006 L'Accord sur la Conservation des oiseaux
d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (AEWA),
avec la Convention sur les espèces migratrices (CMS)
et d'autres organisations partenaires, lancera la première
Journée mondiale des oiseaux migrateurs (WMBD)
le week-end des 8 et 9 avril 2006.
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